Ecrire

Quelque part, c’est vivre. Écrire, c’est vivre et non survivre. Oui. Pour moi, écrire, c’est vivre. Vivre, c’est être soi. Survivre, c’est ne pas l’être. Et l’on survit dans ce monde. On n’a pas le choix.

On est tous dans le même train. Certes, pas les mêmes wagons mais dans le même train. Certains sont en première classe, d’autres en seconde classe, et ça continue…
C’est ainsi qu’est le train de la vie. Au beau milieu de tout ça, j’ai découvert quelque chose: les mots. J’ai découvert qu’une feuille blanche et un stylo étaient les deux attaches qui me retenaient à la vie.

Écrire, c’est vivre. Car la feuille ne vous juge pas, vous ne mentez à personne, vous ne devez faire comme personne. Vous êtes vous-même face à la feuille. Tandis que le stylo vous rappelle à quel point vous êtes vous puisqu’il expose votre écriture: une calligraphie si personnelle, si unique que vous pouvez enfin respirer.

Écrire, c’est se libérer, oser, dire, lâcher, laisser sortir tous ces mots qui sont restés bloqués dans la gorge pendant si longtemps qu’ils se sont transformés en une boule invisible vous empêchant de respirer.
Écrire, c’est respirer. Respirer, c’est vivre. Écrire, c’est être soi. La solitude que nous offre la feuille blanche n’en est pas une car elle nous permet de nous retrouver pleinement face à nous-même, sans jugement, sans critique, sans commentaire malsain, sans aucune de toutes ces chaînes qui retiennent notre être.

Pendant un instant, la vie n’est plus une prison, ni un wagon.
Pendant un instant, la vie est une feuille de papier vierge attendant d’être révélée dans toute son intégralité. La vie devient paysage, histoire, récit, confession, émotions, sentiments, personnages…
Pendant un instant, je me perds dans cet univers infini: écrire.
Et j’oublie presque que je suis dans ce wagon, dans ce train qui me mène je ne sais où.
Ça n’a plus d’importance. Peu importe qu’il pleuve ou qu’il neige, peu importe ce qui se passe dans ce wagon puisque les mots me donnent un second souffle, une nouvelle raison pour vivre, survivre, continuer à vivre…
Je peux enfin être moi devant cette feuille blanche.

Pour moi, écrire, c’est enfin vivre pleinement l’être que je suis. Même si ça ne dure qu’un instant.

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