J’arrête de fumer (partie 1)

Voilà. J’ai besoin de partager avec vous ce que je suis en train de traverser pour le moment. Besoin de l’écrire car je ne sais pas vraiment avec qui le partager.

Cela fait maintenant 26 ans que je fume. J’ai commencé à l’âge de 14 ans. Aujourd’hui, j’en ai 40.
Et depuis plusieurs mois déjà, je ressens des douleurs aux poumons, à la gorge… Je suis extrêmement épuisée puisque je fumais au moins 3 paquets par jour.

Pourquoi ai-je monté aussi haut alors qu’avant et pendant très longtemps, j’étais à 20 cigarettes par jour ? Il s’est passé des changements dans ma vie par rapport à une addiction (autre que la cigarette) dont je souffrais.

D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai créé dans la rubrique psychologie l’article comment sortir d’une addiction ?

C’est du vécu et je partage tout simplement ce que j’ai appris moi-même.

Du coup, j’ai compensé dans la cigarette et très rapidement, je me suis mise à fumer clope sur clope. Vraiment. Je n’osais même plus calculer le nombre de cigarettes que je fumais sur la journée.
Et quelques temps plus tard, je n’en pouvais plus.

Mais mon addiction à la nicotine est très forte. Autant physiquement que psychologiquement.
Il ne m’était même plus possible de rester 20/30 minutes sans fumer ! Et quand je me mettais en colère, je fumais plusieurs cigarettes d’affilée pour me calmer.

Mais je sais au fond de moi que c’est une illusion que de croire que la cigarette calme la colère. Peut-être mais moi, je crois que c’était un pouvoir que je lui donnais et je me mentais à moi-même.

Non, la cigarette ne calme pas réellement la colère ou les autres émotions. Elle en donne l’effet mais c’est une illusion car après avoir écrasé la cigarette, l’émotion revient aussitôt.

Pour arrêter de fumer (et ça fait depuis mai 2020 que je cherche à arrêter de fumer…), j’ai été voir un hypnothérapeute. Je me suis dite que j’allais tenter la voie de l’hypnose et je me disais que du premier coup, j’allais me débarrasser de la cigarette.

Cependant quand j’ai parlé avec l’hypnothérapeute, il m’a expliqué que chez moi, cela prendrait quelques consultations. Comme ça a été le cas avec lui. Et donc, je me suis dite que j’allais quand même revenir parce que quand j’ai décidé d’aboutir à quelque chose, ce ne sont pas les échecs qui m’empêchent de me relever.
D’ailleurs, je me dis que c’est une force qui réside en moi mais que je n’aurai jamais si le Créateur n’était pas là quelque part pour m’aider. Et tant mieux… parce que là en ce moment avec la cigarette, j’ai des échecs mais je refuse de lâcher le morceau.

Peu importe le temps que ça me prendra, je ferai tout pour arrêter de fumer.

Ce qui me conduit à vous raconter l’expérience que j’ai vécu ces derniers jours.

C’était jeudi. Comme d’habitude, je ressentais un besoin permanent et physique (comme psychologique) de fumer clope sur clope.
Puis, j’ai repensé à une des consultations que j’ai eu avec mon hypnothérapeute. On avait travaillé sur les chakras des poumons et j’ai toujours eu cette capacité à voir les 7 chakras primordiaux et là, je voyais les deux chakras secondaires.

Et alors, je me suis allongée et j’ai visualisé que de la lumière céleste entrait au coeur des deux chakras pour les nettoyer de l’énergie négative que laisse la cigarette.

Je sais. Vous devez certainement vous dire:  mais elle est complètement tarée cette fille !!!

Moi, je ne fais que vous racontez ce que j’ai vécu. Et à la suite de cette visualisation s’est produit (pour moi) un miracle: pendant 3 heures, je n’ai plus eu envie de fumer.

C’est comme si je découvrais que oui, malgré le fait que je fume depuis 26 ans (et que je veux vraiment arrêter car pas question que je développe un cancer des poumons), oui il est possible de ne plus ressentir un manque physique et mieux encore… se sentir enfin libérée de la dépendance.

Mais après, j’ai ressenti un petit manque… alors j’ai rallumé une cigarette. Et c’était reparti pour un tour. Je revenais à mes habitudes de fumeuse.

Pourquoi ai-je rallumé une nouvelle cigarette alors que pendant 3 heures, je vaquais à mes occupations en me sentant libérée ? Parce que je suis en train de me préparer, que quand j’ai ressenti un manque, j’ai fait ce que je fais habituellement => allumer une cigarette.

Chez moi, l’arrêt du tabac ou de tout autre produit se fait par étape.

Je tente, j’échoue, je tente à nouveau puis j’échoue mais je remonte à cheval. Je ne lâche pas le morceau. Et c’est ce qui m’a aidé à stopper les drogues et l’alcool. Je n’en parle pas beaucoup mais peu importe ce à quoi je suis dépendante, le principal est que je réussisse à m’en libérer.

Dans le fond, si je n’avais pas connu l’enfer de la dépendance, je n’aurais pas été en mesure de partager avec vous sur ce site web un article qui explique comment s’en sortir.
C’est une expérience qui m’a fait grandir. Tout simplement.

Et là, avec la cigarette, je vis de nouveau un processus dans lequel je veux me libérer d’une dépendance qui me nuit sur de nombreux plans. De plus, mon corps m’envoie des signes et j’atteins mes limites.

Puis, ce vendredi (à savoir hier à l’heure où j’écris ces lignes), je n’ai pas réussi le matin à me passer de tabac car j’en avais encore. Mais, je ne voulais pas en racheter et fumer clope sur clope m’a encore saoulé. Du coup, j’ai jeté le tabac qu’il me restait avec les tubes.

Je ne voulais plus avoir ça sous les yeux.

Je vais voir mon hypnothérapeute et j’ai réussi à tenir 24 heures sans cigarette (alors qu’en général, je ne sais pas rester plus de 10 minutes sans clope).

Mais ce matin, c’était vraiment très dur de supporter le manque. Dans ma tête et dans mon corps.

Je craque. Je vais acheter un paquet de cigarettes. J’allume une cigarette… et là, j’ai un goût mais dégueulasse en bouche. J’ai le tournis. J’ai des vertiges. J’ai de nouveau mal à la gorge et au thorax… Bref, j’ai jeté la cigarette au bout de 3 taffes.

Mais je n’arrive pas à jeter le paquet (étrange quand même mais je sais que c’est purement psychologique).
Puis chez moi, je rallume une cigarette et rebelote. De nouveau dégoûtée et j’ai à peine allumé la cigarette que je l’écrase.

Vous savez ce que j’ai réalisé ? Pendant 26 ans, je me forçais à consommer du poison. Adolescente, je me suis faite violence pour dépasser ces signes de dégoût pour fumer comme les autres.
Et mon corps, n’ayant pas trop le choix, a dû faire ce qu’il pouvait pour supporter ce poison que je lui imposais.

Bon. Le paquet est toujours sur la table. J’ai envie mais je ne veux pas allumer une nouvelle cigarette. Sinon, je sais que j’aurai encore un sale gout en bouche et la tête qui fait mal (sans oublier les vertiges).

Mais la dépendance est là. Malgré tout, je ressens un besoin physique et psychologique d’allumer une cigarette.

Allez hop ! Je remonte à cheval. Je vais de nouveau rester abstinente de la moindre petite cigarette et je vais continuer à écrire… Car je sais que la dépendance est à 80% psychologique et 20% physique.

Je dirai même que c’est parce qu’il y a une dépendance psychologique que se crée une dépendance physique.

Et je vous tiens au courant de mes petits pas dans de futurs articles.

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