Pensées d'une vénusienne

Sur la voie de l’acceptation…

J’ai nommé cette section pensées d’une vénusienne car, pour dire la vérité, je ne me suis jamais trop sentie terrienne. A savoir humaine.

Mais force est de constater que les émotions que je traverse me rendent peut-être bien aussi humaine que vous qui lisez cet article.

Ici, je voulais simplement parler d’un rejet de la part de ma fratrie (et ce ne sont pas les seuls) suite à un déficit oculaire dont je souffre.

Je souffre de strabisme dû à une paralysie oculaire de l’œil droit. Qui est dû à un traumatisme crânien suite à une chute de deux étages. Le nerf oculomoteur a été asphyxié vu qu’il n’était plus irrigué en sang et donc, en oxygène.

Du coup, mon œil droit converge presque complètement vers la gauche au lieu d’être au centre et il m’est impossible de le bouger vu qu’il est maintenant paralysé.

Un jour, je me retourne pour parler à mon frère et ce dernier me lance: Najia, tu ne te fais pas opérer pour ton œil ?!! Comme si c’était de ma faute si la science actuelle n’est pas en mesure de traiter les paralysies oculaires…

Ensuite, il y a eu ma première sœur aînée qui me sortait: ne t’inquiète pas, dans peu de temps, ton œil droit va se remettre à bouger. Une sorte de prédiction à laquelle la petite fille en moi s’est accroché pendant très longtemps jusqu’à ce que je lui dise (hier) que cette sœur est complètement à côté de la plaque.

La seule personne dans ma famille qui ne remet pas en cause le strabisme et la paralysie oculaire dont je souffre est ma mère. Et j’ai envie de dire Dieu merci ! car cela m’aurait fait souffrir au plus haut point.

Cette chute de deux étages est un sacré accident qui a changé le cours de ma vie.

Aujourd’hui, port de deux paires de lunettes: une pour voir de près et une pour voir de loin. Un oeil gauche qui a toujours été déficient depuis la naissance. Un oeil droit qui souffre d’un strabisme et d’une paralysie qui le porte vers la gauche… Bref.

Mais hier, j’ai médité. J’ai écrit ce que je ressentais et je me suis sondée. Si aujourd’hui, j’ai du mal à m’accepter telle que je suis devenue, c’est parce que j’entendais en boucle dans ma tête ces voix qui provenaient de ma fratrie. En boucle la petite fille qui pleure parce qu’aujourd’hui, sa vision n’est plus celle d’an temps .

Cependant, depuis que j’ai écrit hier, je commence à ouvrir une nouvelle porte en moi: celle de l’acceptation de mon identité corporelle à ce jour. 

L’acceptation est la clé qui mène sur le chemin de la sérénité.

Mais, je vais faire ce que l’on m’a enseigné:

  • Je vais prier un Dieu tel que je le conçois (pas un Dieu qui me veut souffrante) pour lui demander que je puisse faire quelque chose dans ces temps actuels.
  • Je vais poser les actes que je dois poser en gardant une attitude confiante et positive. Car après tout, si je n’y crois pas, autant rester sans rien faire. Garder espoir. Avoir une attitude positive.
  • Je vais confier les résultats à Dieu.

Quand j’ai prié il y a deux jours, j’ai entendu une petite voix dans ma tête qui me disait: concentre-toi sur ton œil gauche, celui qui bouge encore . Puis, cette même voix m’a conduite à faire une recherche sur le net.

Résultat: j’ai trouvé une clinique à Bruxelles (Belgique) qui soigne les défauts visuels. J’ai téléphoné et dans 3 semaines, j’ai rendez-vous avec un ophtalmologue qui me fera faire des examens pour voir si on peut opérer l’œil gauche en vue de retrouver une certaine vision. Ensuite, pour comprendre pourquoi je vois flou de l’œil gauche, j’ai un autre rendez-vous dans ma ville avec un ophtalmologue pour faire un bilan complet et lui poser toutes mes questions.

Voilà pour le moment.

Je pose les actes mais je confie les résultats à Dieu.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »