Journal d'une bipolaire

Vers un mieux être…

Voilà. Après relecture (bien que je ne relis pas en permanence mes articles), j’ouvre une nouvelle page car ça commence vraiment à aller mieux.

En fait, j’ai téléphoné la semaine dernière à ma psychiatre que je devrais voir bientôt et on a modifié mon traitement comme je l’ai expliqué dans un autre médicament.

Et ça va largement mieux !!! Quel bonheur de se lever reposé le matin, de vaquer à ses occupations la journée et de s’endormir correctement le soir !

Mais surtout: vaquer à toutes mes occupations de la journée.

Là, je vais vers la voie de l’acceptation de ma bipolarité car je comprends que si on trouve le bon traitement qu’un suivi psychiatrique est toujours assuré, le bipolaire peut prétendre à une vie normale.

Dans le fond, c’est tout ce que je souhaite: avoir une vie normale.

La petite Vénusienne que je suis est en train de trouver une place parmi les humains, parmi les terriens et peut-être que je ne suis pas si différente après tout.

Il y a des souvenirs qui remontent à la surface: comme ces pétages de câble que j’avais ado et jeune adulte avant qu’un diagnostic ne soit posé, ces dépressions nerveuses à répétition, ces nuits blanches où je me demandais comment il se faisait que les autres dorment et que moi pas sans me sentir fatigué.

J’avais 14 ans et j’étais placée dans un centre d’hébergement pour jeunes en difficultés. C’était la nuit du 20 au 21 juin. J’étais en pleine période d’examens et je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit. Non pas parce que j’étais stressée mais parce que je n’arrivais pas à dormir comme toute personne insomniaque ou qui fait de temps à autre des insomnies.
Je me souviens que je n’ai pas ressenti une once de fatigue la journée. J’étais même en pleine forme. Cool après tout ! Enfin pas si cool que ça quand 3 mois plus tard, une nouvelle dépression nerveuse s’enclenche.

Là, à 40 ans (déjà), je suis dans une bonne phase. Je me sens bien. Stabilisée. Dodo la nuit et active le jour.

Dans ces conditions, il m’est plus facile d’accepter ma bipolarité car elle n’empiète pas sur ma vie.

Cependant, je sais que j’ai beaucoup de chance et je confirme que d’écouter ma petite voix intérieure qui me souffle des réponses est ce qu’il y a de mieux à faire. Et ceci, dans tous les domaines de ma vie.

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