Journal d'une bipolaire

Traitement et fatigue

Je sais bien que le traitement que je prends entraîne des effets secondaires qui sont surtout provoqués par les neuroleptiques.

Les neuroleptiques, on appelle ça aussi antipsychotiques. Ce sont des médicaments qui « calment les neurones », qui empêche un état psychotique.

La psychose, c’est le fait d’être déconnecté de la réalité. Cela concerne les bipolaires mais aussi les schizophrènes.

Chez le bipolaire, cela apparaît quand il est dans une phase hypomane ou maniaque. En fait, c’est lorsqu’il est dans la phase haute de la maladie.

Et chez moi, j’ai eu des phases hypomanes et aussi (à la suite de prise d’antidépresseurs) des phases maniaques. Comme je l’ai expliqué à ma psychiatre, c’est que les antidépresseurs sont dangereux chez moi dans le sens où je fais un virage maniaque lorsque je suis sous antidépresseurs.

Mais la maladie a bien évolué chez moi. Et là si je rédige cet article, c’est pour parler justement des effets secondaires des neuroleptiques chez moi.

Ok, ça m’empêche d’être en phase haute et de me déconnecter de la réalité au point où je peux me mettre en danger (voire aussi autrui) mais c’est dur !!!

J’en ai marre de me réveiller le matin et d’être dans le gaz pendant une heure.

J’en ai marre d’être fatiguée toute la journée et de ne pas réussir à me concentrer sur quoi que ce soit. Ne fut-ce que la télé.

J’en ai marre d’être un zombie.

Et pourtant, ça n’a pas toujours été le cas. Je me souviens qu’il y a à peine 2 ans, j’avais un traitement qui me permettait de dormir la nuit et d’être active la journée.

Mais, je prenais aussi un antidépresseur et je me demande si ce n’est pas cela qui me donnait du peps la journée. Peut-être… Après tout (même si je connais par coeur la maladie et les médicaments), je ne suis pas une psychiatre.

Cependant, je me souviens que je dormais bien et que j’étais active dès le réveil. En gros: dans un état normal.

Là, je ne suis plus dans cet état là. En effet et je pense que la faute vient de moi. J’ai beaucoup de souci à dormir et surtout, à m’endormir. Du coup, j’ai doublé le dosage du zyprexa qui est mon neuroleptique et je suis passée de 10 mg à 20 mg.

Si l’on ne connaît pas ce médicament, on peut se dire que 20 mg c’est peu. Alors qu’en fait, c’est beaucoup.

Puis, en écrivant et en méditant, j’ai réalisé que je prenais une dose comme si j’étais dans une phase maniaque. Alors que je ne suis pas en phase up.

Ok, j’ai encore joué à l’apprenti psychiatre en modulant moi-même mon traitement. Mais bonne nouvelle: demain, j’ai justement rendez-vous avec ma psychiatre.

J’ai continué à méditer et à écrire ce que je ressentais pour en venir à la conclusion qu’il m’est peut-être nécessaire de garder (ne fut-ce qu’un petit dosage) de ce médicament pour éviter de basculer vers le haut.

Mais où est-ce que j’en suis ? Je n’en sais rien pour dire la vérité.

Ok, le zyprexa ramolli mon cerveau au point que je suis un zombie. Et ensuite: que faire ? C’est là où je bloque pour le moment.

Et dans tout ça, une petite voix me souffle: parle à ta psychiatre demain et écoute-la.

Heu… Oui… Mais une autre voix dans ma tête me dit: reprends l’étumine avec le trazodone comme il y a deux ans et vois si c’est suffisant pour dormir. Arrête le zyprexa car il te transforme en zombie.

Bref. Si j’écris tout cela, c’est parce qu’aujourd’hui, je suis perdue. Comment faire pour trouver le juste équilibre ?

Je suis du signe astrologique de la balance et si je constate bien une chose, c’est que je passe mon temps à basculer d’un côté à l’autre en cherchant perpétuellement l’équilibre.

Comme avec mon traitement.

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